5.27.2007

:6: Fin du Monde à Chinatown

Le programme de la matinée : la visite du Withney Museum. Pour s'y rendre, nous traversons à nouveau Central Park, mais cette fois ci au niveau du "sheep meadow" le pré des moutons. Mais si vous connaissez, c'est la vaste étendue de pelouse derrière laquelle on voit les buildings de Manhattan. Les moutons n'y broutent plus depuis bien longtemps, mais ils ont laissé une grande étendue de pelouse avec la ville en toile fond, l'agitation n'est pas loin et c'est pourtant si paisible ! On traverse aussi le "Strawberry Field" à quelques pas du Dakota Building où John Lennon s'est fait descendre un soir de décembre 1980. Nous arrivons sur la très chic Madison Avenue au Whitney Museum. Un beau bâtiment style Bauhaus assez austère en fait , qui nous promet une belle collection de tableaux d'Edward Hopper... malheureusement pour nous, il n'en reste que 2 sur place ce jour là, les autres étant certainement partis pour un long voyage dans des musées lointains où d'autres auront l'occasion de les apprécier...merde!
Allez, pas grave, direction Chinatown, on a faim et des raviolis vapeurs nous attendent dans une cantine sordide et cradoque recommandée par le routard (encore un de leur plan soit disant authentique... ) Chinatown, c'est la ville dans la ville, un énorme quartier, les enseignes sont en chinois, même celle du Macdo, les noms de rues aussi ont leur traduction, ici, ça grouille de partout, des restaurants, des boutiques souvenirs, à celui qui fera le lot de tshirts le moins cher... Au milieu de tout ça, une rue, Mulberry St. et sa grande banderole en néons verte blanche et rouge indique que nous sommes à Little Italy, qui ne s'étend aujourd'hui que sur 2 ou 3 rues, mangé peu à peu (à la sauce soja) par Chinatown. Mais ne nous y trompons pas: les horodateurs et les bouche à incendie sont peintes aux couleurs de l'Italie ! On prendra un expresso en terrasse pour marquer le coup, même si le café est en fait tenu par des portoricains... On profite de l'abondance de commerces à proximité (T-shirts des Sopranos, mugs "mafia" et autres accessoires indispensables au touriste fétichiste), avant de subir les caprices de la météo sur fond d'Apocalypse. La tempête s'abat sur Broadway, jusque là ensoleillée, nous forçant à nous réfugier chez Bloomingdales d'où nous ne sortirons pas les mains vides évidemment...
Malgré nos efforts et notre bonne volonté, il nous faut rentrer, mouillé jusqu'aux os. Dommage, nous voulions aller à l'Appolo le soir même à Harlem mais nos pieds n'étaient pas du même avis.




1 commentaire:

Anonyme a dit…

Faut se méfier du mot "authentique" sur les guides touristiques. C'est comme "coquet" sur les annonces immobilières... Les frères Tang ont-ils des alter ego US ?